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L’Acadie: la mer, l’amère, la mère

L’Acadie, la mer

Qui nous avale

Nous recrache

Se cache au fond

Qui nourrit, donne vie

.

Des flux, des flots

Qui bercent.

Averses

Ah, vers ce

Large, on largue

Les amarres. Amers

.

L’Acadie, l’amère

Goûte sûre, pour sûr

L’amertume. La mer tu me

Mets dans tous mes états

Sans lois, ni état

.

L’Acadie

Un nid sans pays

Frontières

Frondes d’hier

À aujourd’hui

Aigrie, vieillie

.

L’Acadie, la mère

Ma mère, la terre

Entière et fière

Nourricière, guerrière

Mémère, nous berce

Ses vers se versent

Prélassent, délaissent

Le poids d’hier.

.

Réveil

L’esprit s’éveille

L’histoire renaît

On sait qui on est

La mémoire allume

La masse s’assume

Il y a un fantôme

Il y a un fantôme dont je n’ai jamais vu les contours.
Je pense, je rêve, perdu depuis toujours.
À ma jeunesse, à l’innocence, à mes grands amours.
À l’amitié trouvée, qui vient de percer le jour.

Quel rêve t’anime?
À quoi ressemble ta mine?
As-tu aiguisé ta mine?
Attend que je te dessine.

Dessine-moi un rêve, un éléphant, un Saint Exupéry.
Est-ce que ton coeur bat bien fort ou est-il meurtri?
Vogue t-il à la mer bravant toutes les intempéries?
As-tu un être cher, un amant, un chéri?

Au pied d’Eiffel, te caches-tu à son ombre?
Quelle aventure cherches-tu quand tombe la pénombre?
Des rêves animés ou des songes plus sombres?
Des jours de joie dont on ne sait compter le nombre.

Les pieds de mes ancêtres lointains lorgnaient le Poitou.
Où logent les tiens, je ne sais trop où?
Une amitié sincère à laquelle je me voue.
À genou, tout en l’air, je t’envoie des bisous.