Archives pour la catégorie poèmes

Le Québec, tu as … moi, en francophonie, j’ai…

Au Québec, une culture française en Amérique s’exprime sans ambage

En francophonie canadienne, tout autant et à son image

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Comme un miroir ou un vase communicant qui balance

Nos francophonies s’assemblent, se ressemblent et s’influencent

Dans les arts ou la musique, cette francophonie s’exprime

Tant au Québec qu’ailleurs, on veut chasser la déprime

En Ontario, en Acadie, au Québec ou dans l’Ouest, peu importe

Nos artistes s’illustrent chez nous, chez vous et ouvrent des portes

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Ton Québec, bien lys, est tatoué sur ton cœur

Ma francophonie érable n’est nullement un leurre

Je l’ai gagné au combat, à la sueur de mon front

Cette francophonie nous unit. Tous ensemble, allons

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Tes artistes québécois dont tu es si fier

Miroitent ceux de la francophonie qui ne datent pas d’hier

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Tu as La Bolduc et Ginette Reno

J’ai Edith Butler et Suzie LeBlanc, soprano

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Tu as eu la chance de voir se produire Harmonium et Offenbach

Moi j’ai froliqué avec Cano et 1755, j’qu’à temps qui viennent back

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Pour répondre à la guitare et aux paroles de Fiori, Séguin et Piché

Robert Paquette, Denis Richard et ce cher Zachary du passé

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Vos immortels : Gilles Vigneault, Félix Leclerc et Alys Roby

On les aime tout autant en francophonie

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Tu as découvert le talent d’Angèle Arsenault, Roch Voisine et Daniel Lavoie

Ça s’adonne qu’ils viennent de chez nous, bien avant qu’apparaisse La Voix

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Quand la douce mélancolie de Yann Perreau embellis ta vie

La belle guitare et la voix envoûtante de Cy te séduiras aussi

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Vous avez Michel Tremblay, nous avons Herménégilde Chiasson

À Granby, votre Festival de la chanson

Ressemble tout aussi bien à celui de Caraquet

À Moncton, le Centre Aberdeen et le théâtre l’Escaouette

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Tu danses et rigoles avec Willy Lamothe ou bien Plume

Moi j’ai Menoncle Jason, Cayouche et sa plume

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Bonjour Uzeb, je te présente les Païens

Du bon jazz jusqu’au lendemain matin

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Le génie prolifique de Michel Rivard

Trouve écho auprès de Marcel Aymar

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Si Safia Nolin, Klô Pelgag et Anik Jean collaboraient

Pourraient-elle faire des Hay Babies qu’on adopterait?

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Céline, bien avant Vegas, a donné ses colombes au Pape

Caroline Savoie a montré sa Voice aux Français, bien fallu qu’elle s’adapte

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On peut se laisser bercer par Cœur de Pirate et Mara Tremblay

Ou bien par Alexis Normand et Andréa Lindsay

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À la voix mystérieuse et poétique d’Edgar Bori

On répond par la voix grave d’un Comeau, Frédéric Gary

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Louis-Jean Cormier, tel un phénix, est sorti de Karkwa;

Joseph Edgar chauffait dans Zéro Degré Celcius et ne s’en gênait pas

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Tu as au Québec ton propre star sytème et ton Starmania

Nos Hôtesses d’Hilaire nous disent : « Viens avec moi »

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L’urbanité québécoise peut compter sur Alaclair Ensemble et le son Locasse des Loco

Notre fierté : Shawn Jobin, fleur de lys fransaskoise et le son acadjonne de Radio Radio

Dès que tu me parles de Mes Aïeux, moi je Swing en Ontario

Jadis, Sylvain Lelièvre s’illustrait au piano tandis que l’Acadie produisait un Jac Gautreau

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Si t’as Malajube, saupoudre du Mehdi Cayenne

Hé Vincent Vallières, dis à Damien Robitaille qu’il revienne

Lorsqu’Ariane Moffatt revient à Montréal

Elle jase avec Lisa LeBlanc, vraiment géniale

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Quand Marie-Ève Janvier s’est éprise de Jean-François Breau, c’était l’amour fou

Québec et francophonie ça s’adonne qu’on s’aime itou

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À quand la demande mariage?

L’Acadie: la mer, l’amère, la mère

L’Acadie, la mer

Qui nous avale

Nous recrache

Se cache au fond

Qui nourrit, donne vie

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Des flux, des flots

Qui bercent.

Averses

Ah, vers ce

Large, on largue

Les amarres. Amers

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L’Acadie, l’amère

Goûte sûre, pour sûr

L’amertume. La mer tu me

Mets dans tous mes états

Sans lois, ni état

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L’Acadie

Un nid sans pays

Frontières

Frondes d’hier

À aujourd’hui

Aigrie, vieillie

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L’Acadie, la mère

Ma mère, la terre

Entière et fière

Nourricière, guerrière

Mémère, nous berce

Ses vers se versent

Prélassent, délaissent

Le poids d’hier.

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Réveil

L’esprit s’éveille

L’histoire renaît

On sait qui on est

La mémoire allume

La masse s’assume

Scions, sillons, si on

L’Acadie des terres et des forêts

Scions, sillons, si on … pouvait

Te dire, te décrire,

T’inclure, te saisir

 

Scions, bûchons, travaillons

Tous ensemble, allons

Dénombre, déchiffre

Déballe, défriche

Dépeins

Des pins

Abats

Là-bas

Comme ici

On vit

De branches et d’épines

De vallons en collines

Loin du port, épique

À la terre, physique

 

Sillons, labeurs, labours

Nos travaux, nos travers

Nos enfants, nos amours

La terre à l’envers

Les champs fleuris

Les bras meurtris

Des graines, des mains

Engrange, enfin

 

Si on, si toi, si nous étions

Avions une patrie en partage

Des histoires, des lieux communs

Des trajectoires, un temps opportun

De faire valoir un héritage

Une cohésion de beaux poupons

Là, qu’a dit l’Acadie?

L’Acadie, La Cadie, cette fière Cadie

Celle de l’histoire, celle de la patrie

S’érigent maisons en pierre et ciment

Colons paisibles en mal d’enracinement

Beauté des espaces et folie des grandeurs

Quand l’hiver bascule fête la chandeleur

Peuple de la mer qui s’affaire aux digues

S’enlise dans une funeste intrigue

Neutralité clamée, aucun Serment du Test

Prétexte des Anglais, soldats aux mains lestes

Déportée, dérangée, mal-aimée, essaimée

Mais vaillante, prête à tout recommencer

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L’Acadie, la Quoddy

C’est où, ché pas, qu’il dit

Ici ou ailleurs, pas ça ma quoddy

Shubenacadie, Shemogue, Tracadie

Un village, une paroisse, une vie

En plein cœur du Mi’gma’gi

L’Acadie de la diaspora

L’a dit? Ah, se pourra

Qu’il y a des Acadiens

Ailleurs qu’en Acadie

Tu fais partie des miens

C’est vrai, on l’a dit

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L’Acadie

Là, qu’a dit

La jeunesse à ton sujet

L’Acadie, c’t’un détail

Dit-elle pompée de regret

Un non-lieu, un non-dit, rien qui ne vaille

Bâtir une vie épanouie, elle en est incapable

Blocage, aliénation persistent implacables

En Acadie, des jeunes y cherchent leur place

Aux traditions, font volte-face

Du clocher, ils en refusent l’esprit

Du même souffle : la liberté à tout prix

Des questions nouvelles, la recherche du sens

Forger un espace pour soi et la différence

L’Acadie perdue ou enfin retrouvée

Entre de plain-pied dans la modernité

Il y a un fantôme

Il y a un fantôme dont je n’ai jamais vu les contours.
Je pense, je rêve, perdu depuis toujours.
À ma jeunesse, à l’innocence, à mes grands amours.
À l’amitié trouvée, qui vient de percer le jour.

Quel rêve t’anime?
À quoi ressemble ta mine?
As-tu aiguisé ta mine?
Attend que je te dessine.

Dessine-moi un rêve, un éléphant, un Saint Exupéry.
Est-ce que ton coeur bat bien fort ou est-il meurtri?
Vogue t-il à la mer bravant toutes les intempéries?
As-tu un être cher, un amant, un chéri?

Au pied d’Eiffel, te caches-tu à son ombre?
Quelle aventure cherches-tu quand tombe la pénombre?
Des rêves animés ou des songes plus sombres?
Des jours de joie dont on ne sait compter le nombre.

Les pieds de mes ancêtres lointains lorgnaient le Poitou.
Où logent les tiens, je ne sais trop où?
Une amitié sincère à laquelle je me voue.
À genou, tout en l’air, je t’envoie des bisous.